Quand  Dieu conduit…

 


S’il  en est un qui sait parfaitement diriger les vies, c’est bel et bien notre Seigneur.

 

Qui aurait pu dire que ce garçon, timide et réservé, prêcherait un jour la parole de Dieu ? Qui aurait pu dire que ce jeune-homme qui aspirait à une carrière dans la gendarmerie nationale, se trouverait à l’institut Théologique Biblique pour 2 ans ? Qui aurait pu dire que là-bas, il rencontrerait celle qu’il épouserait et l’accompagnerait dans le ministère ? Qui aurait pu dire qu’après ce temps de formation, les portes s’ouvriraient sur Pamiers pour annoncer et proclamer l’Evangile ? Et enfin, 5 ans plus tard, qui aurait pu dire que c’est à Marseille que mon ministère se poursuivrait ?

Qui aurait pu prévoir un tel parcours ? En toute humilité, je le reconnais, certainement pas moi !!!

 

« Quand  je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient ;  Et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui m’étaient destinés, avant qu’aucun d’eux existe. Que tes pensées, ô Dieu, me semblent impénétrables ! » Psaumes 139/6

 

Nos vies trouveront tout leur sens que dans la mesure où c’est le Seigneur qui les dirige pleinement et entièrement. En voici une petite illustration sur l’ânon que jésus a monté en entrant à Jérusalem.

« Cet ânon était si heureux d’avoir été choisi qu’il a levé bien haut sa tête quand ils sont entrés dans la ville. Il se délectait des chants de louanges et se régalait de marcher sur les branches sous ses sabots. Il savourait toute cette attention qui leur était apporté. Une semaine plus tard, l’ânon voulut jouir encore de tout cela. Il est revenu en trottinant suivant le même parcours, mais cette fois-ci les gens n’ont même pas fais attention à  lui. Il a  dit : « Où sont les branches de palmier, ne savez-vous pas qui je suis ? » Mais les gens qui l’ont entendu lui jetèrent plutôt des pierres. L’ânon s’est mis à parcourir les rues de Jérusalem en disant : «Où sont donc les chants de louange à mon égard ? Vous ne vous souvenez pas de moi ? » Mais à l’intérieur de la ville personne ne faisait attention à lui, ils l’ont chassé hors de la ville. Le petit ânon s’en retourna chez lui découragé et humilié. Quand sa mère le vit, elle lui dit : « Tu es un petit insensé. Ne sais-tu pas que sans Jésus tu n’es rien ? »

 

Une vérité des plus dérangeantes pour notre chair ! Admettre que sans Jésus, on est rien, que sans lui ont ne peut rien faire !

 

Combien de fois, on a essayé de vivre notre vie chrétienne à notre façon, selon nos désirs, nos idées, nos ambitions. Priant même pour que le Seigneur bénisse nos décisions. Que d’erreurs commises, que de souffrances inutiles, que de mauvaises expériences amères. Comme le dit un de nos vieux chant : « Vivre sans Christ, ce n’est pas vivre ! »

 

Le chrétien, par définition, c’est celui qui vit avec Christ. C’est celui qui nourrit son âme d’une communion vivante avec son seigneur. C’est celui qui, encore aujourd’hui, demande à Jésus de l’aider pour cette journée.

 

Peut-on appeler « chrétien » le croyant qui ne vivrait pas de sa communion journalière ? Jésus l’a dit : «sans moi vous ne pouvez rien faire » (Jean 15-4).

 

La présence vivante de Jésus dans nos cœurs se vérifie par notre comportement au quotidien. N’avez-vous jamais remarqué, dans l’Eglise, combien certains sont enthousiastes et heureux, malgré peines et difficultés, tandis que d’autres sont tristes, accablés voire terrassés ? D’où vient cette différence ? La présence de Jésus

 

La présence de Jésus apporte réconfort et soutient, espérance et assurance, quiétude et plénitude. Par contre, son absence se traduit par incompréhension et inquiétude, découragement et déception, désillusion et désenchantement.

 

La présence de Jésus sera toujours proportionnelle à notre soif de la connaître. Plus nous la rechercherons, plus nous la trouverons. Sans cet effort soutenu et déterminé, la présence divine deviendra qu’un simple souvenir pour nous soi-disant, chrétien.


 

Jérôme Cavaillé

 

 

 

 

 

Par Jérome Cavaillé
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